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Coupe Henri Delaunay
Coupe Henri Delaunay
Confédération:
Création :

1960

Région:

UEFA

Nombre d'équipes :

16

niveau:
Champions en titre:

Espagne

Sponsors:
Site Officiel :

Histoire

Sommaire

EURO 2008

Encore un Français « papa » d’une grande compétition : le championnat d’Europe des nations

Après Pierre de Coubertin (Jeux Olympiques), Jules Rimet (Coupe du Monde) et Gabriel Hanot (Coupe des Champions), c’est un autre Français qui, dans les années 50, a inventé une nouvelle compétition de football de taille : le Championnat d’Europe des Nations. Il s’appelle Henry Delaunay, premier secrétaire général de l’UEFA.

Beaucoup de pays étaient opposés à cette idée et, malheureusement, Delaunay est mort avant d’avoir pu voir son rêve devenir réalité. Son fils Pierre a porté le projet, qu’il a pu présenté à la commission pendant la période 1958-1960. Les matchs ne devaient être qu’éliminatoires avec un premier tour suivi des 16èmes de finale etc. L’Allemagne, l’Angleterre, l’Ecosse, la Suisse, la Belgique et les Pays-Bas ont voté contre. L’Italie a quant à elle décidé de ne pas participer à la compétition. Par conséquent, la première édition de ce championnat ne rassembla que 17 équipes sur 33 représentées à l’UEFA. Pour aboutir à 16 équipes, un match aller-retour de « sélection » ou de « barrage » fut joué entre l’Eire et la Tchécoslovaquie. Les Irlandais ont gagné leur billet.

France 1960: l’Union soviétique l’emporte et la politique s’impose au football

Le premier match de l’histoire de l’Euro fut hautement politique. L’URSS recevait la Hongrie en 1954, deux ans avant les tanks de l’armée rouge à Budapest. Au Stade Luzhniki, le 28 septembre, les soviétiques l’emportent devant 100 000 spectateurs 3-1. L’équipe de Hongrie n’était plus du niveau de la finale de la Coupe du Monde.

Le match retour au Nèpstadion fut aussi gagné par l’URSS 1-0 avec un but de Voinov. La Roumanie, la Tchécoslovaquie, la France (8-2 contre la Grèce en deux matchs), l’Autriche, le Portugal, la Yougoslavie et l’Espagne se sont aussi qualifiées pour les quarts de finale. Les Espagnols alignaient une superbe équipe avec Alfredo Di Stefano, Laszlo Kubala, Luis Suarez. Malheureusement, l’Espagne ne put prolonger l’aventure, le nationaliste Franco s’opposant au match contre l’URSS pour des raisons idéologiques et politiques.

En quarts, la France bat l’Autriche à Colombes, avec un coup du chapeau de Just Fontaine (le meilleur buteur de la Coupe du monde 1958), et deux buts de Jean Vincent. Au stade du Prater à Vienne, la France l’emporte encore 4-2. Le dernier carré est donc composé deux Bleus et de trois équipes du bloc communiste : l’URSS donc, la Yougoslavie (vainqueur du Portugal) et la Tchécoslovaquie (qui a battu la Roumanie).

La demi-finale au Parc des Prince à Paris oppose la France et la Yougoslavie dans un match de folie. Jusqu’à la 62ème minute, la France mène au score 4-2, lorsque les Yougoslaves inscrivent trois buts en quatre minutes ! (Knez à la 75e et le buteur du Dinamo Zagreb Jerkovic aux 77e et 78e). A Marseille, les Soviétiques s’imposent facilement 3-0. Frustrée par son incroyable défaite, la France laisse échapper le match de la troisième place face aux Tchécoslovaques.

La finale oppose, le 10 juillet au Parc des Princes, les Yougoslaves aux Soviétiques. Les premiers ont bien joué mais se sont heurté à « l’araignée noire », le gardien Lev Yashin. Les Soviétiques l’emportent d’une longueur mais furent hués par les seuls 18 000 spectateurs présents.

URSS: Yashin, Tchekeli, Maslenkin, Kroutikov, Voinov, Netto, Metreveli, V.Ivanov, Ponedelnik, Bubukin, Meskhi.


Image:Euro_1960.jpg


Espagne 1964: Marcelino marque pour le dictateur

Vingt-huit équipes ont pris part à la deuxième édition du championnat d’Europe des nations, entre 1962 et 1964. L’Allemagne de l’ouest a renoncé car le coach Sepp Herdberger estimait que seule la Coupe du Monde devait être jouée. La fédération allemande a suivi cette incroyable idée ! AU premier tour, le plus grand match a opposé l’Angleterre à la France : 1-1 à Sheffield, 5-2 pour les Français au match retour avec deux buts de Wisnieski et Cossou chacun. L’Espagne, l’Irlande du Nord, l’Eire, la Bulgarie, la RDA, la Hongrie, le Danemark, les Pays-Bas, la Suède, la Yougoslavie et l’Italie participent à la fête.

Les seizièmes de finale se sont étendus de mai à novembre 1963 avec une grande surprise au stade De Kuip de Rotterdam, le 30 octobre, où le Luxembourg a sorti les Néerlandais avec deux buts de Camille Dimmer, Piet Kruiver's réduisant la marque. Les champions soviétiques battent l’Italie 2-0 avec les buts de Ponedelnik et Chislenko. L’Espagne, la France, l’Eire, la Hongrie, le Danemark, la Suède accèdent aussi aux quarts de finale.

Le rêve du Luxembourg s’est terminé face au Danemark, sur un seul petit but d’écart. L’Espagne (7-1 au total contre l’EIRE), La Hongrie et l’URSS font figure de favoris. Le dernier tour a lieu à Madrid et Barcelone. L’Espagne a souffert contre la Hongrie, devant la victoire à son gardien de but Iribar, qui a accompli des miracles.

La finale oppose l’Espagne aux Soviétiques (vainqueurs 3-0 des Hongrois). Au stade Bernabeu à Madrid, devant plus de 100 000 spectateurs, dont le dictateur Francisco Franco, Pereda marque encore sur une passe de Suarez. Au final, Marcelino trompe “l’araignée noire" Yashin. L’Espagne l’emporte et le dictateur triomphe.


Espagne: Iribar, Rivilla, Olivella, Calleja, Zoco, Fusté, Amancio, Pereda, Marcelino, Suárez, Lapetra.


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Italie 1968: deux finales pour que la Squadra l’emporte

Cette troisième édition fut finalement le rêve devenu réalité de Delaunay : 31 équipes participent au Championnat d’Europe des nations. Pour la première fois, huit groupes sont organisés, avec des matchs à élimination directe à partir des quarts de finale.

Le groupe 1 a été gagné par l’Espagne alors que la Tchécoslovaquie a perdu à domicile face à l’Irlande. La Bulgarie et l’Union soviétique, invaincus, ont survolé leur propre groupe avec 10 points sur 12 possibles. La RFA a mal commencé et la Yougoslavie s’en est sorti. La Hongrie l’emporte dans le groupe 5 devant la RDA. L’Italie, dans un groupe facile, se qualifie aussi. La France a toujours fait la course en tête, l’Angleterre également.

Les quarts de finale furent difficiles pour la Squadra face à la Bulgarie (2-3 à Sofia, puis 2-0 à Naples). Les Anglais, champions du monde en titre, battent les Espagnols à Londres 1-0 (Bobby Charlton) ainsi qu’à Madrid, 2-1. La Yougoslavie a explosé la France (5-1 à Belgrade), l’URSS perd 2-0 en Hongrie mais lors du match retour, Banishevsky, Khurtsilava et Byshovets ont réussi à qualifier l’équipe pour la phase finale en Italie.

Pour la première fois, trois stades accueillent la compétition : Rome, Florence et Naples. L’Italie a eu un match difficile face à l’URSS. La star Riva toujours blessée et Rivera et Bercellino se blessant en cours de match, le salut vient de Domenghini à la toute fin. Egalité. L’Italie gagne à pile ou face le droit d’affronter la Yougoslavie (vainqueur des Anglais) en finale à Rome au stade olympique ?

A 1-1 à la fin du temps réglementaire, la finale fut rejouée deux jours après. Le sélectionneur Valcareggi a totalement changé sa formation. Riva, remis de sa blessure, joue et marque à la 11ème minute. Le 2-0 fut marqué par Anastasi. Au coup de sifflet final, la fête éclate en Italie.

Italie: Zoff, Burgnich, Facchetti, Salvadore, Guarneri, Rosato, Domenghini, Mazzola, Anastasi, De Sisti, Riva.


Image:Euro_1968.jpg


Belgique 1972: la première des Allemands

Même format pour cette édition, mais plus d’équipes : 32. Huit groupes de quatre équipes sont constitués. Cette fois-ci, les remplacements en cours de match sont autorisés.

Le groupe 1 fut le plus disputé, avec la Roumanie devançant la Tchécoslovaquie à la différence de buts. La Hongrie s’impose dans son groupe face à la Bulgarie et la France, après une superbe match à Colombes 2-0 en octobre 1971. Les Suisses ont dû renoncé à Wembley contre l’Angleterre après avoir lutté héroïquement.

L’Union soviétique est sortie invaincue du groupe 4, devant l’Espagne. La Belgique a contrôlé le Portugal. L’Italie l’emporte dans le groupe 6 avec 10 points, malgré la fracture de Riva en Autriche.

Les derniers qualifiés pour les quarts de finale furent la Yougoslavie et enfin l’Allemagne de l’ouest, qui a construit son succès contre la Pologne à Varsovie.

Les quarts ont réservé beaucoup de scores incroyables. La RFA l’a emporté à Wembley 3-1, la Belgique a battu l’Italie avec Van Moer et Van Himst, La Hongrie s’en est sorti à la dernière minute face à la Roumanie. Seule l’URSS a gagné facilement.

La phase finale a eu lieu en Belgique. Dans un stade quasiment désert, l’Union soviétique sort la Hongrie alors que la star allemande Gerd Mueller emmène son équipe en finale en marquant deux fois devant la Belgique, qui remporte d’ailleurs le match de la 3ème place.

Le 18 juin 1972, l’Allemagne de l’ouest devient championne d’Europe pour la première fois. Gerd Mueller frappe encore deux fois. L’URSS s’incline 3-0.


RFA: Maier, Höttges, Beckenbauer, Schwarzenbeck, Breitner, U.Hoeness, Wimmer, Netzer, Heynckes, G.Müller, E.Kremers


Image:Euro_1972.jpg


Yougoslavie 1976: Les tirs au but font la différence !

Au moment du début des éliminatoires, l’Allemagne de l’ouest vient de remporter la Coupe du Monde. L’équipe, entraînée par Helmut Schoen, est super favorite, d’autant qu’elle bénéficie d’un tirage au sort facile dans son groupe avec la Grèce, la Bulgarie et Malte. Les autres groupes furent pour la plupart serrés, à l’exception du groupe 2 où, à la surprise générale, le Pays de Galles s’est imposé, et la Yougoslavie dans le groupe 3. C’est la différence de buts qui permet aux Pays-Bas de passer devant la Pologne et l’Italie, à un point (groupe 5). Dans le groupe 4, l’Espagne devance la Roumanie et l’Ecosse et se retrouve face aux champions du monde en quarts de finale.

Ces derniers avaient décidemment quelque chose en plus et l’emportent 3-1. Le Yougoslaves mettent fin, facilement, à l’incroyable parcours des Gallois.

Les Pays-Bas, finalistes du dernier Mondial, place sept buts à la Belgique et la Tchécoslovaquie écarte l’URSS.

Le dernier carré se rencontre en Yougoslavie où les deux demi-finales se termineront aux prolongations. La Tchécoslovaquie s’impose 3-1. Même chose à Belgrade avec la RFA, qui gagne 4-2 avec un coup du chapeau de Dieter Mueller. Les Néerlandais finissent à la 3ème place. La finale, jouée au Crzeva Zvezda Stadium le 20 juin, fut un match incroyable. Les Tchécoslovaques marquent deux fois (Svehlik et Dobias), puis Mueller et, à la toute dernière minute, Holzembein égalise. Pour la première fois, les tirs au but determinent le vainqueur. Ce sera la Tchécoslovaquie, qui marque ses 4 tirs alors que Hoeness rate. Antonìn Panenka a la balle de match au bout du pied. Avec un énorme culot, il fait un geste qui depuis lors porte son nom : une petite balle au milieu de la cage en jet d’eau. Il marque et offre la coupe à son pays.

Tchécoslovaquie: Viktor, Pivarník, Ondrus, Capkovic, Gögh, Dobiás (94 Vesely), Móder, Panenka, Masny, Svehlík (79 Jurkemik), Nehoda


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Italie 1980 : nouveau format, vieux vainqueur

Douze ans après, la phase finale revient dans la botte italienne, mais avec une nouvelle formule. Le pays hôte est désigné avant le début et est automatiquement qualifié. On compte cette fois-ci 7 groupes. L’Angleterre domine largement le sien dans le groupe 1. Le suivant est plus serré avec la Belgique se qualifiant juste devant l’Autriche. L’Espagne devance la Yougoslavie et la Roumanie alors que les Pays-Bas s’impose à la Pologne. Ca passe aussi pour la France, la Grèce et la Tchécoslovaquie.

La phase finale est organisée en deux poules, dans quatre villes italiennes (Milan, Turin, Roma et Naples). L’Italie, hôte, perd nombre de ses joueurs à cause d’un scandale retentissant de match truqués. L’Allemagne et l’Angleterre sont favorites dans leurs poules. Dans un remake de la finale précédente, mais avec un résultat inversé, l’Allemagne bat la Tchécoslovaquie 1-0. Les Pays-Bas ont souffert face à la Grèce mais l’ont emporté sur un penalty. Pendant ce temps, la RFA se qualifie pour la finale.

Le 15 juin, à Turin, l’Italie bat l’Angleterre 1-0 grâce à un superbe fighting-spirit. La Belgique défait l’Espagne 2-1. Mais le pays hôte est sorti par les Tchèques aux tirs au but. En finale, l’Allemagne bat la Belgique 2-1. Le penalty de Vandereyken ne suffit pas. Et ce soir là, une étoile est née : le jeune Bernd Schuster, 21 ans, devient une veritable star.


RFA: Schumacher, Kaltz, K.H.Förster, Stielike, Dietz, Briegel (55 Cullmann), Schuster, H.Müller, K.H.Rummenigge, Hrubesch, K.Allofs.


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France 1984: Platini sur le toit de l’Europe

Encore des changements dans la formule de l’Euro, 7ème édition. Le match pour la 3ème place est annulé. La France a été désignée pour organiser l’événement et a construit ou rénové pour l’occasion de nombreux stades. Le nombre de participants est réduit à 7 (dans autant de villes : Paris, Marseille, Lyon, Lens, Strasbourg, Saint Etienne et Nantes). Les Italiens, pourtant champions du monde en titre, n’ont pas réussi à se qualifier. Idem pour la Pologne, pourtant troisième du dernier mondial.

On retiendra le super parcours des Français. Le 12 juin, au match d’ouverture, le Parc des Princes est plein comme un œuf. La France, toujours coachée par Michel Hidalgo, ne joue pas si bien, mais Platini marque dès la 12ème minute et l’emporte face au Danemark sur la plus petite marque. A Lens, la Belgique se défait de la Yougoslavie avec des buts de Vandenbergh et Georges Grün. Mais les Bleus atomisent la Belgique 5-0, avec un hat trick de Platini. Le Danemark se qualifie en demi grâce à Arnesen, Larsen et Elkjaer. Dans le groupe B, plein de vedette, l’Allemagne se fait surprendre et l’Espagne et le Portugal avancent pour le dernier carré.

Les demi-finales furent spectaculaires. Le France-Portugal du stade vélodrome de Marseille fut tout simplement magique et reste comme l’un des plus grands matchs de l’histoire de l’équipe de France de football. Les prolongations furent nécessaires et, à 5 minutes de la fin, le Portugal menait 2-1. Platini et Domergue marquent et qualifient la France, 3-2, pour la finale dans une ambiance de folie.Dans l’autre demi, l’Espagne sort le Danemark aux tirs au but, Elkjaer – pourtant l’une des révélations du tournoi – manquant son penalty.

En finale, face à l’Espagne, la France l’emporte 2-0 sans être réellement inquiétée. Platini ouvre le score de l’un de ses coups francs magistraux, le ballon roulant sous le bras du gardien espagnol Luis Arconada. Bellone enfonce le clou à quelques minutes de la fin. Avec l’Euro 84, la France remporte sa première compétition majeure. Enfin.


France: Bats, Battiston (Amoros), Le Roux, Bossis, Domergue, Giresse, Tigana, Fernandez, Platini, Lacombe, Genghini (Bellone)


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Allemagne de l’Ouest 1988: les Pays-Bas

Les temps changent en Europe de l’Est, mais en 1988 le championnat ne changea pas dans sa formule. Les qualificatifs rassemblent 33 équipes en 7 groupes. C’était d’ailleurs la dernière fois que l’Allemagne était coupée en deux…

Le champion en titre, la France, ne se qualifia pas, étant éliminée par la RDA notamment. L’URSS fit mieux et l’emporta dans son groupe. L’Espagne passa aussi et l’Italie, avec un match couperet face à la Suède à Naples, s’en est sortie tout juste.

L’Angleterre a surpassé la Yougoslavie alors que les Pays-Bas ont dominé logiquement le groupe 5. Le tableau final est complété par la surprise d’Irlande et le Danemark.

Les demi-finales ont opposé des grosses cylindrées. L’Italie, l’Allemagne de l’Ouest, l’URSS et les Pays-Bas composent le dernier carré. Au passage, le match Angleterre-Pays-Bas fut d’une intensité inouie et on n’oubliera pas de sitôt les trois buts marqués par Marco Van Basten. La RFA; jouant à domicile, pensait tenir le bon bout face aux Oranges. Mais Van Basten, encore lui, marqua à la 89ème minute, faisant la décision. De son côté, l’URSS a assomé l’Italie en marquant deux fois en 4 minutes.

La finale fut jouée le samedi 25 juin. Avec Gullit en meneur de jeu et Van Basten en finisseur, les Pays-Bas ont affiché une facilité magnifique et apporta la coupe, totalement méritée sur l’ensemble du tournoi. Van Basten, avec 5 buts, est sacré meilleur buteur de la compétition.


Pays-Bas: Van Breukelen, Van Aerle, Rijkaard, R.Koeman, Van Tiggelen, Vanenburg, Wouters, A.Mühren, E.Koeman, Gullit, Van Basten


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Suède 1992: quand la surprise va jusqu’au bout

La politique, lorsqu’elle s'emmêle, brouille les pistes en football. C’est ce qui arriva une nouvelle fois pour l’Euro 92, organisé en Suède. La Yougoslavie, une superbe équipe de techniciens, a remporté le groupe 4. Mais l’UEFA, se basant sur les sanctions des Nations unies contre le pays, en pleine guerre, a décidé de refuser l’accès à la compétition. C’est donc le Danemark qui fut repêché, alors que ses footballeurs étaient déjà en vacances, bon nombre d’entre eux loin de leur pays.

Lors des qualificatifs, la France a impressionné avec 8 victoires en 8 matchs. L’Allemagne, pour la première fois réunifiée en football, s’est aussi qualifiée. Les Pays-Bas, l’Angleterre complètent ce plateau de choix.

Deux groupes de quatre équipes, quatre villes : Stockholm, Malmo, Goteborg et Norrkopping. Le meme format a été reconduit. D’un point de vue footballistique et de la beauté du jeu, ce fut sans doute le championnat d’Europe le plus décevant. Mais la performance du Danemark fera date dans l’histoire de ce sport !

Entraînée par Moller Nielsen, la selection danoise évolue sans la moindre pression. Elle perd d’ailleurs en poule face à la Suède (but de Thomas Brolin), mais bat la France (2-1). Dans le second groupe, les Pays-Bas devancent l’Allemagne. La demi-finale entre le pays hôte et l’Allemagne s’avèrera le plus beau match de la competition, sur un score de 3-2 pour les Blancs. L’autre demi-finale, entre les orange et les vikings danois, tourne à la surprise. Menant 2-0, les Danois se font remonter grace à Bergkamp et Rijkaard, à la 86ème minute. Rien ne se passa pendant la prolongation, mais le Danemark s’impose aux tirs au but, après l’incroyable échec du grand Van Basten.


En finale, deux buts de Jensen et Vilfort crucifie les Allemands. Ce dernier, après chaque match de cette compétition, se rendait au chevet de sa petite fille malade, atteinte d’une leucémie. Malheureusement, elle décèdera juste après l’incroyable victoire finale du Danemark.


Danemark: Schmeichel, Sivebaek (Christiansen), K. Nielsen, L. Olsen, Piechnik, Christofte, J. Jensen, Vilfort, H. Larsen, Povlsen, B. Laudrup.


Image:Euro_1992.jpg


Angleterre 1996: Bierhoff offre la Coupe à l’Allemagne

C’est l’ère de l’après-communisme et la désintégration de l’Union soviétique multiplie le nombre de nations européennes et de participants à l’Euro. Avec maintenant 48 membres, l’UEFA a décidé d’ouvrir la phase finale à 16 équipes.

Autres changements : la victoire vaut désormais 3 points et le « but en or » fait ses débuts.


Les groupes furent remportés par la Roumanie, l’Espagne, la Suisse, la Croatie, la République tchèque, le Portugal, l’Allemagne et la Russie. Les meilleurs « deuxièmes » étaient l’Italie, la Bulgarie, la Turquie, l’Ecosse, le Danemark et la France. Wembley, Elland Road à Leeds, Old Trafford, Anfield, Hillsborough, Villa Park, St James’ Park et City furent les stades choisis pour la competition, du 8 au 30 juin.

L’Angleterre commença assez fort, malgré un 1er nul face à la Suisse, mais suivi de victoires face à l’Ecosse et les Pays-Bas. Malgré cette défaite, les Orange se qualifient pour les quarts de finale. La France et l’Espagne s’en sortent sans mal. Le groupe C, dit “groupe de la mort”, comporte la Russie, l’Italie, la République tchèque et l’Allemagne. Ce sont ces deux dernières qui s’en sont sorti. En quart, les rencontres furent assez pauvres d’un point de vue technique. Pays-Bas-Espagne et France-Angleterre se finirent au tirs au but (victoires de la France et de l’Angleterre).Même chose aux demi-finales, sur le score de 6-5, avec la République tchèque sortant la France et l’Allemagne l’Angleterre. Après le match de Londres, le fantome du hooliganismes a refait son apparition. Wembley est ensuite le theatre d’une finale assez faible. Mené au score, l’Allemagne doit son salut à Bierhoff, entré en cours de match grâce à un excellent coaching de Berti Vogts : le buteur de l’Udinese égalise et inscrit le but de la victoire en prolongations, le fameux but en or. L’Allemagne remporte ainsi son troisième titre de champion d’Europe.


Allemagne: Köpke, Sammer, Babbel, Helmer, Strunz, Hässler, Eilts (46' Bode), Scholl (69' Bierhoff), Ziege, Klinsmann, Kuntz.


Image:Euro_1996.jpg


Belgique/Pays-Bas 2000: première co-organisation et encore…le but en or

Pour la première fois dans l’histoire, ce sont deux pays voisins qui se sont vus attribuer l’organisation de la compétition par l’UEFA : la Belgique et les Pays-Bas.

Les éliminatoires n’offrirent pas de grandes surprises. Les meilleures équipes sortant du lot étaient l’Italie, la Norvège, l’Allemagne, la France, la Suède, l’Espagne, la Roumanie, la Yougoslavie (Serbie et Montenegro) et l’incroyable République tchèque, avec 30 points…sur 30 possibles !

Après les barrages, l’Angleterre, le Danemark, la Slovénie et la Turquie entrèrent dans le tournoi final. Huit sites furent retenus, quatre en Belgique, quatre en Hollande, ces deux pays étant automatiquement qualifiées, comme d’habitude pour les hôtes.

La première surprise fut l’élimination des Diables rouges au stade du premier tour, surclassés par l’Italie et la Turquie, malgré un bon début contre la Suède. Dans le groupe A, on retient surtout la très mauvaise performance de l’Allemagne, qui ne récolte qu’un pauvre petit point. L’Angleterre, également, est éliminée, à la faveur du Portugal et de la Roumanie.

Le groupe C a vu l’Espagne et la Yougoslavie se qualifier sans trop de difficulté, tout comme les Pays-Bas, leader de leur groupe devant la France. Tous les quarts de finale se sont avérés faciles, à l’exception de la victoire difficile des Bleus sur l’Espagne 2-1. L’Italie se défait de la Roumanie 2-0, le Portugal de la Turquie sur le même score. Les Pays-Bas, de leur côté, ont fait explosé les Yougoslaves 6-1.


La première demi-finale a opposé le Portugal et la France. Nuno Gomes marque en premier, avant que Henry n’égalise. Pendant les prolongations, les Bleus attaquent et les Portugais défendent. A la 119ème minute, alors que tout le monde pense aux tirs au but, l’arbitre accorde un pénalty pour la France sur une main contestée de Abel Xavier dans la surface. Zidane s’élance…et marque le but en or. Dans le deuxième match, l’Italie sort le co-organisateur hollandaise. Toldo, le gardien italien, fut le héros du match, sauvant un pénalty en cours de jeu puis plusieurs tirs au but. C’est Totti, sur une Panenka osée, qui trompe Van der Sar et offre la finale à la Squadra après 32 ans.

La finale se joue à Rotterdam. 0-0 à la mi-temps. Lors d’un face à face avec Barthez, Delvecchio donne l’avantage à l’Italie. A une minute de la fin, alors que les Italiens s’apprêtent à fêter leur titre de champion, Wiltord décoche un tir croisé imparable. C’est la sensation dans le stade. Les prolongations s’annoncent difficiles pour les Italiens, plus fatigués. Mais deux minutes seront suffisantes. Débordement de Pires sur la gauche, son centre trouve Trezeguet qui place une volée sous la barre transversale. C’est le but en or, c’est en fini et la France remporte son deuxième titre de champion d’Europe.

France: Barthez, Thuram, Blanc, Desailly, Lizarazu (Pires), Vieira, Deschamps, Djorkaeff (Trézéguet), Zidane, Dugarry (Wiltord), Henry.


Image:Euro_2000.jpg



Portugal 2004: grande désillusion pour le Portugal, grande surprise pour la Grèce

Le Portugal, pays organisateur, est qualifié d’office. Les autres 50 équipes sont réparties dans 10 groupes de 5. Au total 15 équipes sont qualifiées pour la phase finale, les 10 premiers et les meilleurs deuxièmes qui s’affrontent en matchs barrage.

Dans le groupe 1, la France a marqué le plus de points. Dans le groupe 3, la République tchèque a également impressionné avec un seul match nul. Les autres pays directement qualifiés furent le Danemark, la Suède, l’Allemagne, la Grèce, l’Angleterre, la Bulgarie, l’Italie et la Suisse. En barrages, la Lettonie se qualifie pour la première fois en sortant la Turquie, suivis par la Croatie, les Pays-Bas, la Russie et l’Espagne, qui complètent un plateau alléchant.

Lors du match d’ouverture, les hôtes portugais concèdent une défaite surprise face aux outsiders grecs, grâce notamment à un penalty de Basinas. Grosse déception dans le pays. Dans la 2ème journée, la Grèce tient le nul face à l’Espagne (une autre surprise) alors que le Portugal gagne enfin contre les Russes. Mais une victoire contre le voisin espagnol sera absolument nécessaire pour les partenaires de Pauleta pour se qualifier. La victoire vient grâce au but de Nuno Gomes. Malgré sa défaite contre la Russie, la Grèce se qualifie aussi. L’Espagne quitte déjà le tournoi !

Pour l’Italie, ce n’est pas vraiment mieux. Totti est suspendu 3 matchs pour un crachat sur un Danois, puis un drôle de 2-2 entre le Danemark et la Suède a permis aux deux Scandinaves de se qualifier au detriment des Italiens. Autre surprise, l’élimination des Allemands, dévancés par les Tchèques et les Hollandais, il est vrai dans un groupe difficile.


De son côté la France finit première de son groupe mais perd 1-0 en quarts de finale contre la Grèce. Pour les champions en titre, c’est une déception. Le pays hôte sort l’Angleterre aux tirs au but, au bout du suspense et devant une foule en délire, après que le gardien portugais Ricardo a arrêté le tir de Vassel à mains nues.


Dans les autres quarts, le Danemark est anéanti par la République tchèque, et les Néerlandais se défont des Suédois aux tirs au but. La Grèce, menée d’une main de fer par l’entraîneur allemand Otto Rehhagel, se hisse en finale : une énorme surprise ! L’affrontement s’annonce passionnant entre l’outsider et le pays organisateur, le Portugal. Fort du soutien de tout le pays, les coéquipiers de Cristiano Ronaldo pensaient décrocher le titre suprême. Mais Charisteas marqua de la tête sur corner. C’était terminé et la Grèce est championne d’Europe pour la première fois. Lisbonne était en berne. Athènes, en feu.


Grèce: Nikopolidis; Seitaridis, Kapsis, Dellas, Fyssas; Giannakopoulos, Venetidis, Zagorakis, Basinas, Katsouranis (Vryzas, Papadopoulos 81), Charisteas.


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